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Félicitations à eux !

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L’autre Edgar – Anne-Frédérique Rochat

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Il vit le jour en pleine nuit. Une nuit sans étoile et sans lune, une nuit noire. Il cria longtemps, comme s’il était très en colère ou très effrayé. Plusieurs heures sans discontinuer. […]
« Pour le prénom, chuchota la mère, j’ai beaucoup réfléchi, tu sais, mais je n’arrive pas à me décider pour autre chose ; il n’y a qu’Edgar qui me plaise. »

Qu’est-ce que cela fait d’hériter du prénom d’un mort, d’être le remplaçant ? Le cadet porte le même nom que son aîné, décédé de mort blanche. Il tentera toute sa vie de se débarrasser de ce fantôme qui le hante. Si son frère n’avait pas perdu la vie brutalement, existerait-il, lui, l’autre Edgar ? Au fil des pages et des ans, on suit le destin de cet enfant né pour réparer l’immense chagrin qu’a laissé derrière lui son aîné : sa difficulté à trouver sa place dans le monde, à définir son identité, suis-je moi ou l’autre ?, ainsi que ses déboires sentimentaux.

La comédienne suisse Anne-Frédérique Rochat, née en 1977 à Vevey, alterne écriture dramatique et narrative depuis quelques années, trouvant un plaisir différent, mais complémentaire, dans l’exercice de ces deux genres littéraires. L’autre Edgar est son cinquième roman, après Accident de personne (2012), Le sous-bois (2013), À l’abri des regards (2014) et Le chant du canari (2015, finaliste du Prix des Lecteurs de la Ville de Lausanne). L’autre Edgar est déjà en lice pour le Prix des Lecteurs de l’Hebdo.
En librairie le 19 août 2016

Les premières lignes
Il vit le jour en pleine nuit. Une nuit sans étoile et sans lune, une nuit noire. Il cria longtemps, comme s’il était très en colère ou très effrayé. Plusieurs heures sans discontinuer. Sans que rien, ni les mots doux, ni le sein, ne puissent l’apaiser. Ce furent les premiers rayons du soleil qui parvinrent enfin à le calmer. Ses pleurs diminuèrent petit à petit, jusqu’à s’éteindre complètement, pour le plus grand bonheur de ses parents. Son visage se détendit, son corps se relâcha et son esprit s’abandonna aux rêves réparateurs qu’abrite le sommeil.
– Pour le prénom, chuchota la mère, j’ai beaucoup réfléchi, tu sais, mais je n’arrive pas à me décider pour autre chose ; il n’y a qu’Edgar qui me plaise.
– On s’était tellement creusé la tête pour le trouver, murmura le père, pensif.
– Oui, ce serait dommage de ne pas le réutiliser.
– Tu as peut-être raison, ce serait du gâchis de…
Il s’interrompit. Prit la main de sa femme, la serra.
– D’accord. Si c’est ce que tu souhaites, je dis d’accord.
Maria regarda Louis avec reconnaissance. Elle avait les larmes aux yeux et le cœur battant. La vie reprend ses droits, songea-t-elle. Mon enfant est là près de moi, il est de nouveau là.
– Edgar, répéta-t-elle plusieurs fois d’une voix émue au petit être qui dormait entre ses bras.
Il ne broncha pas.
– Tu vois, ça lui convient.
– En tout cas, tu as l’air heureuse, et ça me remplit de joie.
Cela faisait des mois qu’elle ne souriait plus. Depuis la mort du petit. Le grand. L’aîné. Celui qui était né deux ans auparavant et décédé trois cent soixante-cinq jours plus tard. Mort blanche. Une nuit d’hiver. La neige qui tombait. Derrière les fenêtres. Et dedans. Tout ce silence. Dans la chambre. Trop de Blanc.
Leur monde s’était effondré.
Mais commençait déjà à se reconstituer en ce tendre jour de février.
Où un nouvel Edgar était né.

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Après les Prix du printemps… les promesses de l’automne

Le printemps des Éditions Luce Wilquin fut jalonné de sourires et d’apparitions dans la presse.
Notre page Facebook et notre compte Twitter vous tiennent au courant de ces petits évènements au jour le jour.
Épinglons simplement ici les deux Prix reçus en France en juin, à une semaine d’écart, par François Salmon pour son recueil de nouvelles Rien n’est rouge: le Prix de la Nouvelle de la Ville de Decize et le Prix Boccace.
Souhaitons que l’automne soit aussi souriant… Alain Lallemand, qui fut l’un des trois prétendants au premier Prix Cercle Chapel, compte parmi les cinq heureux élus du Prix des Lycéens Littérature en Fédération Wallonie-Bruxelles avec Et dans la jungle, Dieu dansait. Anne-Frédérique Rochat, déjà finaliste du Prix des Lecteurs de la Ville de Lausanne avec Le chant du canari, est cette fois sélectionnée pour le Prix des Lecteurs de L’Hebdo, toujours en Suisse, avec son nouvel opus «L’autre Edgar» à paraître le 19 août.

Envol des rencontres en cette rentrée

Beaucoup de dates à noter pour septembre et octobre. Les voici rassemblées par auteur :

Anne-Frédérique Rochat sera le 12 septembre dès 17 heures à la librairie À travers les mots à Rolle (Suisse) pour présenter son dernier roman Le chant du canari.
On la retrouvera le 26 septembre à la librairie Payot de Vevey. Le 3 octobre, c’est la librairie Le Rameau d’Or de Genève qui l’accueille aux côtés d’une autre auteure suisse, Lolvé Tillmans, pour une rencontre animée par Amandine Glévarec. Elle sera aussi le 17 octobre à la librairie Des livres et moi de Martigny.
Nous avons eu le plaisir d’apprendre que le roman d’Anne-Frédérique Rochat figurait parmi les six romans sélectionnés pour le Prix des Lecteurs de la Ville de Lausanne.

Après une présentation très réussie à Bruxelles à la librairie Filigranes le 3 septembre, Valérie Cohen dédicacera Monsieur a la migraine le 18 septembre de 17h30 à 20h à la librairie Once upon a Time de Linkebeek, le 27 septembre de 11h à 13h à la librairie Le Petit Filigranes à Uccle, le 25 septembre à la Bibliothèque de Boussu (Hainaut) pour une rencontre animée par Françoise Houdart et le 10 octobre de 15h30 à 18h30 à la librairie Cook & Book de Woluwe. Dans le cadre des festivités de son trentième anniversaire, la librairie L’Oiseau-Lire de Visé l’accueillera le 29 octobre à 20 heures pour un dialogue avec la sexothérapeute Julie Van Rompaey.

Auparavant, le 17 septembre à 20 heures, la librairie L’Oiseau-Lire – toujours elle – organisera une rencontre autour de notre 500e titre, Dans le bleu de ses silences, en compagnie de l’auteure Marie Celentin et de l’éditrice.

Françoise Houdart présentera son dernier roman, Victoria Libourne à la Bibliothèque centrale de la Province de Hainaut le 29 septembre à 19 heures. Auparavant, le 24 septembre à 20 heures, elle détaillera le parcours d’écrivain de Daniel Charneux, en compagnie de l’auteur, à la Maison culturelle de Quaregnon.

Véronique Emmenegger signera son Sorbet d’abysses à la librairie Payot de Vevey le 19 septembre. Toujours à Vevey, c’est le 8 octobre au Café littéraire qu’elle lira des extraits de son dernier roman.

Dans le cadre de la Fureur de Lire, Isabelle Bary (Zebraska) sera à la librairie L’Ivre de Papier à Jodoigne le 10 octobre dès 18 heures.
Elle donnera par ailleurs deux conférences à Florenville, à L’institut Saint-Anne sous l’égide de l’asbl Avance-toi, les 2 et 30 octobre. Le thème? L’enfant à haut potentiel, du mythe à la réalité, pour la première et L’enfant à haut potentiel, comment l’accompagner au quotidien? pour la seconde.
Elle participera aussi au premier Salon du Livre Proche à La Hulpe le 25 octobre.

Mathilde Alet et Mon lapin seront le 11 octobre à la Maison de la Francité, toujours dans le cadre de la Fureur de Lire. Le 20 octobre, l’auteure participera au Rendez-Vous littéraire organisé par Les Amis des Aveugles à Ghlin.

Michelle Fourez et son tout neuf Adrienne ne m’a pas écrit sont invités le 17 octobre au Salon de l’Eurométropole à Mouscron: Petit-déjeuner-lecture à la Bibliothèque le matin dès 10 heures et dédicace ensuite ainsi que l’après-midi dès 14 heures en compagnie d’autres auteurs de la région, dont François Salmon (Rien n’est rouge). Le 24 octobre, l’auteure sera à la librairie Decallonne de Tournai de 15h à 17h.

Deux rencontres bruxelloises au programme de Stanislas Cotton (Un fou dans la manche) : l’une animée par Veronika Mabardi à la librairie Candide à Bruxelles le 20 octobre à 19 heures et l’autre le 21 octobre à 19 heures à la librairie Tulitu, mais cette fois en compagnie de Soraya Amrani.

À noter encore que Daniel De Bruycker et son tout nouveau L’orée seront à l’honneur à la librairie La Procure de Tournai le 28 octobre à 18h30.

Le chant du canari – Anne-Frédérique Rochat

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Anatole et Violaine sont en couple depuis de nombreuses années. Combien de temps exactement ? Ils ne s’en souviennent plus, cela fait si longtemps. Lui travaille dans une animalerie, entouré de sifflements et de plumes de canaris ; elle surveille la section zoologie du Musée d’Histoire Naturelle, silence et relents de camphre. Leur vie quotidienne est une suite d’habitudes rassurantes et de paroles répétées, Bien dormi ? – Oui, merci chéri, bien dormi. Et toi, bien dormi ? Ils ont tout pour être heureux. Et pourtant. Quelque chose, imperceptiblement, semble les éloigner l’un de l’autre. Il disparaît de plus en plus souvent. Pour aller où ? Faire quoi ? Le doute s’immisce, les certitudes s’émoussent. Et s’il suffisait d’un grain de sable, d’une pensée (un peu trop obsédante) pour tout remettre en question, tout perturber ?
La comédienne suisse Anne-Frédérique Rochat, née en 1977 à Vevey, alterne écriture dramatique et narrative depuis quelques années, trouvant un plaisir différent, mais complémentaire, dans l’exercice de ces deux genres littéraires. Le chant du canari est son quatrième roman, après Accident de personne (2012), Le sous-bois (2013) et À l’abri des regards (2014), tous parus chez Luce Wilquin.
En librairie le 21 août

Les premières lignes
Dans son bocal, le poisson rouge semblait la regarder. Elle lui fit un signe de la main. Il se remit à tourner.
Cela faisait un mois déjà qu’Anatole lui avait offert cette…babiole…bestiole. Suite à une discussion sur le fait d’avoir des enfants, ou pas. Elle avait très envie d’un petit. Le sentir grandir à l’intérieur de son ventre, puis dans ses bras, tout contre son sein, le voir s’endormir, débordant de plaisir, repu et tranquille à la fois. Lui ne s’imaginait pas devenir papa. Il trouvait les mômes désespérément criards et incontinents. Il avait clos la discussion en quittant la table pour aller s’installer devant la télévision.
Le lendemain pour se faire pardonner et lui rendre le sourire, il était revenu à la maison la bouche en cœur, un sac rempli d’eau entre les mains. Dans lequel stagnait une chose rouge. Ils crurent d’abord que la pauvre bête était morte durant le trajet, mais finalement eurent le « bonheur » de la voir s’agiter une fois posée sur le frigo dans un joli bocal en verre.
– Tu es contente ? s’était enquis Anatole en guettant l’illu­mination sur le visage de sa dulcinée. C’est moins encombrant qu’un bambin, et beaucoup plus décoratif !
– Oui, avait-elle balbutié, ne sachant si elle devait s’émouvoir, s’attrister ou piquer la mouche.

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Notre Rentrée littéraire 2015

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Floraison de rencontres en ce printemps ensoleillé

Le 25 avril à 10 heures, l’asbl Le Plaisir du Texte met Valérie Cohen (Alice et l’homme-perle) à l’honneur à la Bibliothèque d’Auderghem (Bruxelles) à l’occasion de l’opération Je lis dans ma commune – I love lire.

Ce même 25 avril, mais à 17 heures, François Salmon propose une approche plutôt ludique de son recueil de nouvelles Rien n’est rouge en compagnie du comédien François Gillerot à la librairie Chantelivre de Tournai (B).

Le 29 avril, la librairie Baobab de Braine-l’Alleud (B) accueille Isabelle Bary pour une rencontre autour de son best-seller Zebraska, qui met en scène un enfant HP.

Du 29 avril au 3 mai, c’est à Genève que cela se passe, et plus précisément au Salon du Livre et de la Presse. Le stand des Éditions Luce Wilquin y verra défiler pour des dédicaces les auteurs suisses «maison» Anne-Frédérique Rochat, Laure Mi Hyun Croset, Claudine Houriet, Véronique Emmenegger et Mélanie Chappuis. L’éditrice, quant à elle, interviendra lors des Assises de l’édition francophone organisées par le Salon les 29 et 30 avril.

Le 8 mai, Véronique Emmenegger présente son tout nouveau roman Sorbet d’abysses à la librairie La Fontaine à Vevey (CH). Le lendemain, on la retrouve à la librairie Payot de Lausanne. On pourra également la retrouver en juin à la librairie du Midi à Oron (CH).

Le 8 mai également, à 16 heures, la Bibliothèque de Mons (B) invite Françoise Pirart à présenter son roman Chicoutimi n’est plus si loin. La rencontre littéraire animée par Liliane Schraûwen sera suivie d’échanges avec le public.

Le 19 mai à 20 heures, Valérie Cohen (Alice et l’homme-perle) est l’invitée de la Bibliothèque communale de Braine-le-Comte. La rencontre est animée par Dolorès Descamps. Valérie Cohen en profitera pour lire en avant-première quelques pages de «Monsieur a la migraine», son quatrième roman à paraître fin août.

Le 30 mai à 10 heures, la Biblitohèque d’Ixelles (B) vous convie à un petit-déjeuner littéraire avec Mathilde Alet. La rencontre littéraire sera agrémentée de lectures d’extraits de son premier roman Mon lapin en duo avec une comédienne.

Le 30 mai toujours, mais à 16 heures, c’est Luc-Michel Fouassier que vous pourrez rencontrer à la librairie Le Pavé dans la mare à Élancourt (F). Il y sera bien sûr question de son fameux Zilien.

Le 6 juin, direction Rixensart (B) et la librairie Le chat botté pour une rencontre avec Isabelle Bary et Zebraska.

Enfin, le 27 juin, la librairie Payot de La Chaux-de-fonds (CH) propose une belle affiche : Alexandre Voisard et Claudine Houriet (Le mascaret des jours) échangeront sur leurs publications respectives.

Giboulées d’auteurs en mars…

Le jeudi 4 mars, la librairie Agora de Liège accueille Marie Celentin, dont le premier roman, Dans le bleu de ses silences, est déjà très remarqué; elle est présentée par Lucile Poulain.
Anne-Frédérique Rochat (À l’abri des regards) participe le 5 mars au colloque «Les nouvelles voix de la littérature romande» organisé par Jean-Michel Olivier à l’Université de Genève. On retrouvera aussi l’auteur le 18 avril en compagnie de plusieurs autres écrivains du catalogue à la Nuit de la Lecture (Maison éclose à Lausanne).
Le 5 mars toujours, mais en Belgique à la Bibliothèque d’Ottignies, Daniel Charneux rencontre de 14 à 15 heures les participants de la table de lecture autour de son roman Maman Jeanne. Dès 15h15, la rencontre s’élargira aux lecteurs de la bibliothèque, et l’auteur présentera sa vision de l’écrivain et son dernier roman Trop lourd pour moi.
Le même Daniel Charneux fait l’objet d’une communication du Professeur André Bénit (Université autonome de Madrid) lors du Colloque organisé les 27 et 28 mars par la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, dans le cadre de Mons 2015/Capitale européenne de la Culture et intitulé «Mons et le Hainaut, terre d’idées, d’inventions et de cultures». La communication donnée le 27 mars à 14h30 portera plus précisément sur «Daniel Charneux, du Hainaut au Japon impérial». Adresse du jour: Salle académique de la Faculté polytechnique, 31 boulevard Dolez à Mons.
Le 11 mars, c’est au tour de la Bibliothèque de Morlanwelz d’accueillir Isabelle Bary, autour de son dernier roman Zebraska, qui est d’ores et déjà un succès. Isabelle Bary sera aussi le 14 mars au Salon du Livre de Villers-la-Ville et le 17 mars à la librairie L’oiseau-lire de Visé.
Journée chargée pour Thilde Barboni (Les notes de Jimi H.) le 13 mars : à 12h30, elle est l’invitée de Jacques De Decker pour les Coups de Midi de la Bibliothèque des Riches-Claires à Bruxelles, et à 20 heures elle est accueillie par Françoise Houdart à la Bibliothèque de Boussu (Hainaut).
Sans oublier les auteurs qui dédicaceront leurs livres au premier salon international du livre au féminin Elles se livrent à Braine-l’Alleud. Et ceux qui signeront sur notre stand (G 80) au Salon du Livre de Paris.

Envie de rencontrer nos auteurs ?

Un agenda chargé pour octobre et novembre !

Daniel Charneux présente son dernier roman, Trop lourd pour moi, à la Roulotte théâtrale à Dour-Élouges le 2 octobre à 20 heures: La rencontre est animée par Françoise Houdart.

Françoise Houdart que l’on retrouve à la Roulotte théâtrale le 9 octobre à 19h30, mais cette fois pour une lecture-spectacle de son dernier roman, Victoria Libourne, en compagnie des comédiens de la troupe.
À noter également que Françoise Houdart participera le 16 octobre à l’émission Cinquante Degrés Nord enregistrée à Mons.
On retrouvera aussi Françoise Houdart le 7 novembre à la Maison culturelle de Quaregnon pour une présentation de son dernier roman, toujours avec la complicité de Daniel Charneux.
Le 9 novembre dès 15 heures, l’auteur accompagnera une balade littéraire dans Élouges dans les pas de Victor Regnart, le héros du roman Les profonds chemins.
Le mercredi 19 novembre à 19h30, la Maison du Livre de Saint-Gilles propose une lecture-spectacle inédite autour du centenaire de la Première Guerre mondiale, «1914-1918 : textes et chansons de la Grande Guerre». Parmi les textes sélectionnés par l’asbl Plaisir du Texte figure bien sûr un extrait de Tu signais Ernst K.
Le 21 novembre à 20 heures, c’est à la Bibliothèque de Boussu (Hainaut) que Victoria Libourne sera mise à l’honneur lors d’une rencontre agrémentée de lectures.

– À l’occasion de la Fureur de Lire, la librairie Agora de Louvain-la-Neuve accueille notamment Michel Claise (Les poches cousues) et Alain Lallemand (Ma plus belle déclaration de guerre), le 9 octobre à 17 heures. L’entretien est mené par Guy Delhasse,

– Toujours dans le cadre de la Fureur de Lire, et toujours le 9 octobre mais cette fois à 18h30, la librairie La Licorne à Uccle met notamment en valeur le premier roman de Mathilde Alet, Mon lapin, avec le concours d’Évelyne Guzy.

Isabelle Bary (Zebraska) sera à la Bibliothèque d’Uccle-Le Phare le 9 octobre à 20 heures et à la librairie À livre ouvert le 11 octobre à 1030. Elle dédicacera son roman au Salon Education de Charleroi, sur le stand EHP les 15 et 18 octobre.
Le librairie des Saules à Ohain l’accueille le 17 octobre de 18h30 à 20h pour un apéro-dédicace sympathique. Et la librairie Cook and Book (Woluwé) le 13 novembre à 19h30 pour une conférence organisée par l’association Parents-thèses. N’oublions pas la rencontre à la librairie Once upon a Time à Linkebeek le 22 novembre à 15h30.
Et retenez déjà la soirée du 2 décembre pour une rencontre à la Bibliothèque de Woluwe-Saint-Pierre, animée par Aurelia Jane Lee.

Anne-Frédérique Rochat (À l’abri des regards) vous attend à la librairie Des livres et moi de Martigny (Suisse) le 18 octobre à 15h30 pour une rencontre-dédicace. Et à la Biblitohèque de Vevey (Suisse) le 7 novembre à 19h15 : elle lira quelques auteurs japonais, avant de parler de son roman et d’en lire également des extraits.

Alain Lallemand (Ma plus belle déclaration de guerre), Valérie Cohen (Alice et l’homme-perle) et Isabelle Bary (Zebraska) dédicaceront leurs ouvrages à la Foire du Livre de Brive du 7 au 9 novembre. Un très bel évènement !
Profitant de son passage à Brive, Isabelle Bary rencontrera parents d’enfants HP et enseignants à l’École Pont Cardinal le samedi 8 novembre à 20h30 au cours d’une soirée animée par Élodie Vandewalle, de l’association Potentiels.

Luc-Michel Fouassier dédicacera son nouveau roman Le zilien au Salon de l’Autre Livre à l’Espace Blancs Manteaux à Paris les 15 et 16 novembre, et à la Librairie de la Cour à Lésigny, en région parisienne, le 22 novembre.

– La maison d’édition participe également, avec plusieurs auteurs, au Salon Mon’s Livre à Mons en Belgique les 22 et 23 novembre et au Salon d’Ozoir-la-Ferrière en France le 29 novembre.

À l’abri des regards – Anne-Frédérique Rochat

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Mardi 5 janvier. Les fêtes de fin d’année sont passées. Anaïs, mère de deux petites filles, est épuisée, elle ne parvient plus à faire semblant, à s’arranger pour faire croire aux autres, ainsi qu’à elle-même, que tout va bien, que sa vie lui convient. Elle décide de quitter son foyer pour quelque temps, afin de prendre un peu de recul, et se ressourcer. Quand on se perd, on devient égoïste, on ne pense plus qu’à soi, à sa survie : se retrouver, se retrouver en vie. Elle loue une chambre aux murs rouges chez Basile, un sexagénaire passionné par la taxidermie ; au fil des jours, des liens très forts vont se nouer entre eux.
Neuf mois dans l’intimité d’êtres bousculés par la vie
Quatre voix pour raconter une existence blessée
La petite musique d’Anne-Frédérique Rochat
En librairie le 22 août

Les premières lignes
J’ai trente-six ans aujourd’hui. C’est mon anniversaire. Mon anniversaire, comme on dit.
Dans la rue, quelques sapins décharnés me regardent passer. Pour eux, la fête est terminée. Et pour moi ?
Une odeur de pluie et de goudron mouillé me serre le cœur. Une nausée. Peut-être pas ça. Pas le temps. Rien à voir avec le temps. Évidemment.
Mardi cinq janvier.
Je regarde ma montre : sept heures trente du matin.
Je ne suis pas encore née. Ma mère n’est pas encore décédée. Mon père a toujours l’espoir que l’heureux événement vienne au monde sans encombre. Le drame, c’est pour après.
Dans deux heures et quarante-cinq minutes. Je nais, je respire, je crie, je vis : elle disparaît.
En attendant, je nage dans les eaux calmes du Léthé, elle pousse, elle hurle, ses entrailles se déchirent, je cherche l’entrée, ou est-ce la sortie ?
J’arrange mon écharpe autour de mon cou, un vent froid et pervers s’immisce sous mes vêtements. Je fourre mes mains gantées dans mes poches, j’accélère la cadence.
J’ai rendez-vous dans une demi-heure au dix-huit rue des Cyprès, cinquième étage, à droite en sortant de l’ascenseur.
Pourvu que ça marche, pourvu que ça marche.

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À découvrir bientôt…

Rentrée2014

Accident de personne – Anne-Frédérique Rochat

Une jeune femme peintre perd le goût de créer, le goût d’aimer, le goût de vivre. Elle croit le retrou­ver en s’immisçant dans la famille d’une ancienne cama­rade de classe qui vient de mourir, au risque de sa propre identité. C’est alors qu’une blessure mal cicatrisée se rouvre, béante.
Entre rêve et réalité, Charline marche sur un fil, à la recherche d’elle-même.
Le premier roman d’une comédienne et auteure dramatique suisse
Chez votre libraire conseil ou à commander ici
Existe également au format numérique téléchargeable sur tous les types de liseuse

Les premières lignes
Ça défile, ça défile. Inexorablement, ça défile. Il n’y a rien à faire, rien à retenir. Ça défile. Derrière la vitre, ou peut-être est-ce devant, les arbres courent, et le ciel les suit. Immobile et gris. Si seulement mes pensées pouvaient suivre le flux, avancer, défiler, courir, rouler, et ne plus tourner en rond. Si seulement…
Je voudrais avoir les idées claires.
Je voudrais avoir des idées tout simplement et cesser de broyer du noir. Je suis à sec, « désinspirée ». Le monde est plat. Mes mains sont vides. Mes yeux ne voient plus l’intérieur des choses, ils ne voient plus à travers. Où est passé le jaune qu’il y avait dans le vert ? Je n’arrive plus à peindre. Et toutes les couleurs qui sublimaient le gris ? Plus envie. Pour quoi faire ? Et puis que faire ? Des arbres, encore et toujours. Des hommes, des femmes, pareils à eux-mêmes. Des carcasses. J’ai perdu ma sensibilité artistique, j’ai perdu mes antennes. Voilà ce que je tourne en boucle dans ma tête depuis le début du voyage.

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