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Jacques Cels – Le dernier chemin

Sméraldine
14 x 20,5 cm, 142 pages
ISBN 2-88253-308-X
EUR 14.-

Tenu sous haute surveillance dans un confortable manoir, sans réel mauvais traitement, le libraire de Delvester tient un journal qu’il destine en priorité à son frère, dont la douce complicité lui manque. C’est en écrivant dans ses carnets qu’il découvrira par lui-même à quelle vertigineuse expérience il est soumis depuis le départ.
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Jacques Cels – La poudrière

Ecrivain depuis vingt ans (il a commencé très jeune!), Jacques Cels a publié des poèmes, des essais («L’exigence poétique de Georges Bataille», «Henri Michaux», «Le bathyscaphe»), des pièces de théâtre («Montaigne au château de Gournay», «Érasme et les abeilles»), ainsi que – chez Luce Wilquin – des nouvelles («Les îles secrètes» en 2000) et des romans («Le déjeuner de Paestum» en 1996, et «Le cloître de sable» en 1998).

En novembre 1980, Julien Chaville se rend à la Closerie, une ferme-château du XVIIIe siècle située à proximité de la station thermale de Montaiguillon, pour y rencontrer Madeleine Trenner et en faire le sujet d’un portrait pour une revue. Son intention d’y séjourner quelques semaines se transforme vite en désir de s’y installer définitivement, pour comprendre pourquoi cette peintre talentueuse a subitement tourné le dos à son art à l’âge de 22 ans. Julien découvrira, émerveillé, une propriété aussi ensorcelante que la personnalité de ses résidents,… mais aussi l’amour en la personne de Coline, l’une des petites-filles de la propriétaire.

Les premières lignes
Nous n’étions pas plus d’une dizaine hier soir à nous réunir dans notre salle aux murs de briques et, comme d’habitude, le banquet s’est déroulé sans histoire, même si quelques-uns d’entre nous, jusqu’au dessert, ne sont pas arrivés à se détendre complètement. Nous avions à incorporer dans notre groupe un nouveau venu et, dans ces cas-là, chacun se demande toujours comment cela va se passer, quel sera le contenu des deux ou trois discours obligatoires, de quelle manière et sur quel ton répondra celui ou celle dont nous aurons pourtant examiné la candidature avec la vigilance la plus soutenue. Il est en effet hors de question que nous prenions avec nous n’importe qui.

Jacques Cels – Les îles secrètes

Essayiste – «L’exigence poétique de Georges Bataille», «Henri Michaux» et «Le bathyscaphe» – et prosateur, dramaturge aussi – des pièces inspirées des figures de Montaigne et d’Erasme -, Jacques Cels a en outre déjà publié deux romans chez Luce Wilquin: «Le déjeuner de Paestum» (1996) et «Le cloître de sable» (1998).

Delvester, une petite ville face aux vagues, où les vacances paraissent éternelles. Le meilleur des mondes possibles, avec ses plages, ses concerts, ses maisons hors du temps. Mais dans ce décor d’insouciance, coupé des misères publiques, il est des lieux (un musée, un phare, un lycée,…) où des êtres s’échinent à se délivrer de leurs chagrins secrets. Cela donne les cinq récits interconnectés de ce volume, capitonné comme une chambre d’échos et percé çà et là de fenêtres donnant sur la mer, basse continue pour ces voix qui se dénouent – et finalement se recoupent.

Les premières lignes
Permettez-moi de vous adresser un texte plus long que d’habitude, monsieur le professeur. Avec un soin dont tous vous seront un jour reconnaissants, vous passez des heures à corriger les travaux de vos élèves. Croyez bien pourtant qu’il n’entre pas dans mes intentions d’en profiter. Moi, Germain Blergeon, je serais même le premier à m’en vouloir si je ne m’apprêtais qu’à voler votre temps. Mais voyez-vous, tant une force étrange me pousse à tenter, dirait-on, la mise au point de tout un récit (dont, je le sais, votre bienveillance excusera les maladresses), je ne puis pas éviter de donner un certain volume à cette composition-ci.

Jacques Cels – Le cloître de sable

Jacques Cels, né en 1956, est professeur de français à Bruxelles, un professeur passionnant et adoré de ses élèves. Le Cloître de sable est son deuxième roman, après Le Déjeuner de Paestum, paru en 1996 chez le même éditeur.

Face aux vagues de Delvester, une modeste cité hors du temps où l’on peut passer des étés suspendus, deux grandes villas 1900, jumelles, envoûtantes. Si l’une est le plus souvent vide, mais faussement tranquille, l’autre héberge des hommes et des femmes en rupture de quotidien, d’enviables vacanciers (peintre, journaliste, actrice, etc.) qui s’y ressourcent. Seulement l’architecture dépaysante de Delvester réserve aussi de troublantes surprises… Un beau matin, la dramatique disparition d’un des membres du groupe brisera définitivement leur séjour «sans histoire». Comme toujours avec J. Cels, ce roman peut se lire à plusieurs niveaux, à commencer par celui d’une histoire distrayante et bien ficelée.

Les premières lignes
Après le dîner, Varlamov m’a entraîné sur la terrasse et j’ai perçu d’emblée qu’il s’apprêtait à me tenir des propos qui me feraient plaisir. Après tout ce que nous venions d’exposer, lui aussi paraissait avide de décontraction. De la poche intérieure de son veston en tergal gris clair, bien coupé, il a sorti un porte-cigarettes et, sous l’effet d’un fugace déclic, l’objet s’est ouvert devant moi dans ses paumes, semblable à un petit livre mince qui eût été métallique. J’aurais volontiers commencé à fumer ce soir-là, puisqu’il paraît que cela détend les nerfs. Fort heureusement, […]

Jacques Cels – Le Déjeuner de Paestum

Ecrivain depuis vingt ans (il a commencé très jeune!), Jacques Cels a publié des poèmes, des essais («L’exigence poétique de Georges Bataille», «Henri Michaux», «Le bathyscaphe»), des pièces de théâtre («Montaigne au château de Gournay», «Érasme et les abeilles»), ainsi que – chez Luce Wilquin – des nouvelles («Les îles secrètes» en 2000) et des romans («Le cloître de sable» en 1998 et «La poudrière» en 2002).

«On voit bien les modèles qui aimantent ce Déjeuner de Paestum : pour le style, […] on songe à Mérimée, à Fromentin, à Gobineau surtout ; pour les enjeux, on pense aux romatiques allemands […]. Le charme de ce roman consiste […] à intriguer, à amuser, à surprendre, à désarmer quelquefois par son innocence étonnamment préservée.» [Jacques De Decker, Le Soir]

Les premières lignes
Ce matin, pour la première fois depuis le début de notre vie commune, j’ai menti à ma femme. Au téléphone, que l’on est venu placer dans ma chambre hier après-midi, je lui ai répété qu’ici, à Bruxelles, tout allait bien, que la vie suivait son cours sans incident, que je l’attendais avec une impatience d’amoureux débutant. À ce propos, elle m’a prié de ne pas aller la cueillir à l’aéroport. Le jour de son retour demeurait bien celui fixé depuis longtemps, mais elle ne savait encore rien quant au vol qu’elle choisirait. Débarquant tôt le matin ou tard dans la soirée, elle prendrait […]