Ce fut une messe… en forme de corrida – Joël Glaziou

À travers un puzzle de genres, de registres et de tons, Juan Pedro, le vieil écrivain, essaie de comprendre les choix de Jesús, ce petit-fils tiraillé entre le rituel chrétien de la messe imposé par sa grand-mère et le rituel tauromachique imposé par son grand-père.
Assister aux différentes phases d’une corrida à travers les regards du grand-père et de son petit-fils, d’un photographe et de son ami peintre, d’un comédien et d’une militante anti-corrida, d’un torero et même… d’un toro, c’est comprendre qu’au-delà du spectacle autre chose se joue. La capacité de transgression pour trouver une véritable liberté, celle des artistes, toreros, peintres, photographes, écrivains… celle, aussi, de tous les hommes!
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Les premières lignes
Sûr, ce jour-là serait un grand jour pour Jesús.
C’est du moins ce que disaient Mémé et Pépé qui avaient la charge de son éducation. Une croix était tracée sur le calendrier. María avait choisi ce dimanche d’août, et Jesús ferait sa première communion dans l’église où il avait été baptisé.
Or, de son côté, José avait projeté d’initier Jesús à la tauromachie et de lui offrir sa première corrida. La corrida dominicale qui clôture en apothéose la feria annuelle…
Jesús était né le jeudi de l’Ascension.
– Un bon présage, avait dit sa Mémé María.
– Surtout sous le signe solaire du taureau, ascendant taureau, précisait Pépé José.
María avait choisi le prénom de Jesús.
Pépé avait dû plier devant sa volonté alors qu’il aurait préféré Joselito.

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