Aurelia Jane Lee – Les saisons intérieures

Le cœur a ses saisons. On peut tomber amoureux en automne, être en deuil au printemps. Mourir jeune, enfanter tard, souffrir tôt, vivre vieux. Guérir, pardonner, après des années. Aimer, du mieux qu’on peut, tant que c’est encore possible… Et qu’importe de ne pas pouvoir définir ce qu’est le bonheur, du moment qu’on le vit…
Neuf nouvelles pour dire la fragilité de nos vies humaines, et la force de l’amour.
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Les premières lignes
Parmi tous ses clients, Florence n’en avait qu’un qui était vraiment régulier. Il venait tous les lundis, sans exception, pas nécessairement à la même heure chaque fois, mais toujours le lundi. C’était un vieil homme maigre, tout voûté, avec des yeux sombres qui racontaient des histoires. Des histoires souvent très belles mais aussi, quelquefois, très tristes. Florence ne connaissait pas son nom; il faut dire par ailleurs que le vieillard n’était pas très loquace. Il ne demandait jamais conseil et semblait toujours savoir d’avance ce qu’il voulait, dès qu’il avait franchi le seuil du magasin.

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