André Sempoux – Italie, poussière de temps

Fondateur d’un Centre universitaire d’études italiennes, André Sempoux est poète, nouvelliste et romancier. Torquato, l’ami d’un autre temps (roman, 2002) et Le bol à moustaches (nouvelles, 2003) ont paru chez le même éditeur. Il a reçu le prix Sander Pierron pour Petit Judas, repris dans Moi aussi je suis peintre en Espace Nord chez Labor.

André Sempoux livre ici un précieux petit recueil de nouvelles, où son amour de l’Italie, et plus précisément de l’Italie de la Renaissance, transparaît à travers quelques textes tout en nuances et en légèreté. Mais rien de pesant ou de didactique là-dedans. Non, ce sont autant de petites histoires ou de notations accessibles à tout le monde. De très beaux dessins tirés des carnets italiens d’Ignace Vandevivere viennent ponctuer les textes et la couverture.

Les premières lignes
Le rêve florentin d’une nouvelle Athènes s’éteignait dans les yeux d’Angelo Poliziano. Il avait dit en strophes mélodieuses, limpides comme une aurore nacrée, la rose nouvelle, un sourire de déesse apaisant les tempêtes, la douce peine dont il est fou de vouloir guérir. Maintenant que le ciel paraissait de sang, et son inspiration tarie, il recopiait pour une autre heure du monde les mots des Grecs et des Latins auxquels il devait tout.

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