Gilbert Mérague – La Revanche du pot-au-feu

Gilbert Mérague, né en 1952, a déjà publié – outre deux recueils de poésie à Saint-Germain-des-Prés pendant sa jeunesse rebelle – Le Saut périlleux aux Éditions du Rocher et Les Hostos du coeur chez Qorum. La Revanche du pot-au-feu est donc son troisième roman.

Le point de départ de ce roman est un fait divers réel: il y a quelques années, des passants ont été agressés et blessés avec des légumes quelque part en Angleterre… Ici, les personnages ne sont pas de dangereux psychopathes, mais de redoutables petites gens [toujours sous le coup de circonstances atténuantes] capables de tout et de n’importe quoi. Le policier chargé de l’enquête est, quant à lui, un névrosé, poursuivi par une victime pot-de-colle. Mais, entretemps, l’enquête ne se fait pas. Manque de temps et de bonne volonté. Par négligence et médiocrité [la fiction, comme d’habitude, a été rattrapée par la réalité…]. Quoi de plus inoffensif en effet qu’un policier qui réclame un peu d’affection de la part de son psychiatre? Et qui partage un demi avec des agresseurs qu’il trouve parfaitement fréquentables? Au fond, le roman aurait pu s’intituler «Théorie du bordel ambiant», mais le titre était déjà pris… par un économiste.

Les premières lignes
– Je vais te dire deux choses…, grogne Renot. La première, c’est que je n’ai jamais vu un truc pareil et que je m’en serais passé ; et la seconde, c’est que ça a l’air d’être une plaisanterie, voilà mon avis…Gilé opine, il avise les lieux d’un regard circulaire. Ce qu’il en retient, c’est que Fred Renot, le toubib, est bien le sosie de Brad Pitt. Un ange. Des yeux comme ça, un visage qu’on a envie d’avoir tout contre le sien. [Peut-être que Pitt sent le lilas quand il est fatigué et qu’il s’endort au milieu d’un tas d’oreillers qu’il expédie en l’air à son réveil].

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