Monique Thomassettie – Triptyque

Monique Thomassettie déploie parallèlement une oeuvre de peintre et d’écrivain. Dans le domaine de l’écriture, elle s’exprime par le conte, la nouvelle, le poème, le théâtre et le journal. Elle a déjà publié, chez le même éditeur, Un Voyage ou le journal d’un peintre en 1993, Verbes-Oriflammes en 1995 et Le Maître d’Or en 1996.

«[…] la Poésie que je veux pratiquer […] essaie d’intégrer écritures «automatiques» et lucidité ou connaissance de soi. Cette Poésie-là refuse les confusions. La perception sensuelle est cernée par la réflexion. Mais cette apparente austérité n’empêche pas d’écrire comme un «lys des champs». Voie royale semée d’épreuves. Épreuves qui ressemblent parfois à des pièges. Les pièges sont-ils une fois pour toutes dépassés? Il ne faut, en tout cas, jamais confondre le piège qui rend sauvage la petite bête et celle-ci dont les plumes ou les poils se mêlent au filet. Ce sont les pièges du Monde. Ce Monde simple et compliqué, si vaste et si petit, qui nous ressemble.[…] Je fonctionne moins par érudition que par intuition: je veux dire par là que mon (relatif) savoir acquis n’a de sens que lorsqu’il rejoint et confirme ma connaissance innée, infuse. Ce n’est pas égocentrique si la créativité en résultant s’ouvre sur « le monde et les dieux ».» [Monique Thomassettie]

Les premières lignes
L’Ange Diagonale
Diagonale un ange me tire de la nuit sourde
C’est un ange vertical
Lumineuse diagonale d’un cercle d’ombreà ne pas dépasser
Perdant l’Obscursans déchirure
je vois la nuit de Dieu
où je m’abats la joue contre
Sa porte
Le Doute éclipse l’Ange
Qui en déchoit ?
Le silence de Dieu est exil
De Dieu le silence est exil
Et les arbres sont mornes
Un couple gourmand déjà porte la marque de la chute
Le ciel est d’un gris arrêté
La chute mène au sommetÉclipse d’ange
Ce serait bien la mort
La Porte colossale s’éloigneraIl soufflera des plumes

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