Le zilien – Luc-Michel Fouassier

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Survie et triomphe d’un enseignant dilettante
Présentation de jean-Philippe Toussaint
Dans ce roman résolument impertinent, qui nous décline l’année scolaire d’un enseignant remplaçant, l’humour – comme instrument de résistance aux casse-pieds en tout genre – joue pleinement sa partition.
Luc-Michel Fouassier, également nouvelliste, est déjà l’auteur de deux romans parus aux éditions Luce Wilquin. Il exerce, en région parisienne, le métier de professeur des écoles ASHP (À Ses Heures Perdues).
En librairie le 17 octobre

Les premières lignes
Tout commençait moyennement. Il était affecté à titre provisoire, une année scolaire tout de même, à un poste de remplaçant ZIL rattaché à une école élémentaire de banlieue pour y effectuer cent pour cent de service. L’école Charles-Péguy, sorte de parallélépipède rectangle bleu (volume = base x hauteur) qui possédait onze classes dont quatre cours moyens – mais il subodorait que les onze classes le fussent toutes, moyennes – s’enorgueillissait d’avoir une BCD, bibliothèque centre de documentation, et cinq ordinateurs poussiéreux pour lutter contre l’échec scolaire par la différenciation pédagogique appliquée aux nouvelles technologies. Le directeur – c’était le portrait craché de Fernandel – n’avait plus que trois années à faire (bientôt la quille, disait-il).
Il était donc zilien et mesurait un mètre soixante-quinze, une taille moyenne.

Une réflexion au sujet de « Le zilien – Luc-Michel Fouassier »

  1. MOREAU

    Cette histoire se savoure. La rencontre de ce zilien, véritable rond de cuir de l’enseignement français, est captivante et décapante. Un humour permanent finement distillé. Sourire garanti.

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