Michel Claise – Salle des pas perdus

Tout commence à Bruxelles au Vieux Schaerbeek, un café où les clients forment comme une famille. Il y a les Van Steenkiste, des gens plutôt aisés, madame Fernand et son fils, Jean-Marie, un adolescent un peu complexé surnommé le «rouquin», Marcel et Julienne, leurs filles jumelles, Hélène et Marcelle, et les amis de celles-ci, le journaliste Charles Renard, l’avocat David Zimmerman et le professeur Pierre Dessart. De 1936 à 1945, tout ce petit monde va se côtoyer dans une Belgique d’abord neutre, puis plongée dans la guerre – de la campagne des dix-huit jours à l’Occupation et jusqu’à la Libération. Mais certains connaîtront aussi l’Italie de Mussolini, l’Allemagne nazie, le front russe…
Réédition revue et améliorée d’un texte paru en 2006 chez Labor.
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Existe également au format numérique téléchargeable sur tous les types de liseuse

Les premières lignes
Une salle immense et vide, envahie par l’écho assourdissant du chaos des batailles, des murs de marbre qui renvoient des visages déformés. Sur le sol, imprimés dans la poussière du temps, des millions de pas d’hommes et de femmes qui se sont croisés, qui ne se sont jamais touchés, ni parlé. Puis, soudain, en voici deux qui ne sont pas comme les autres, ils se font face, comme s’ils se moquaient de ce lieu empreint d’un faux sacré, mais perdus dans la multitude.
«C’est cela, l’histoire, Messieurs: les souvenirs des guerres et de la mort qui tentent de couvrir le murmure des amants.»

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