Michel Zumkir – Nicole Malinconi, l’écriture au risque de la perte

Critique littéraire, Michel Zumkir est né à Bruxelles en 1965 et vit à Paris. Il a publié un roman (C’est pas fini, Balland, 2000), un essai littéraire (Amélie Nothomb de A à Z, portrait d’un monstre littéraire, Le Grand Miroir, 2003). Son monologue La Balade de Betty Blues sera créé au Théâtre de la Place à Liège en mars 2005.

L’auteur tente d’abord de relier entre eux les éléments qui ont poussé, un jour, Nicole Malinconi, à se mettre à écrire Hôpital silence (Minuit, 1985), puis ses autres livres, jusqu’à À l’étranger (Grand Miroir, 2003). On découvre ainsi le parcours original d’une femme issue d’un milieu populaire, assistante sociale de formation, qui devient l’une des auteures les plus importantes de Belgique. La deuxième partie analyse l’œuvre de Nicole Malinconi et tente d’en dégager les enjeux principaux. Il en ressort que la notion de perte se retrouve à tous les niveaux de la pratique d’écriture de l’auteure

Les premières lignes
Nicole Malinconi est née à la vie en mars 1946, à l’écriture en décembre 1984. Née à l’écriture à trente-huit ans, donc. Trente-huit ans. En général, en moyenne, à quelques exceptions près: l’âge des premiers grands deuils (entres autres coups du Destin); celui où l’on prend conscience de l’inscription de la mort dans son propre corps, de son long et lent travail de sape, autrement dit où l’on sait que l’on est mortel. L’âge de ce que Roland Barthes appelle la secousse du milieu de la vie.

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