Thilde Barboni – Elizabeth ou la dérobade amoureuse

Thilde Barboni est l’auteur de nouvelles, de romans, de pièces de théâtre. Traductrice et psychologue de formation, elle est également critique littéraire à la RTBF et a signé deux feuilletons radio très remarqués : Victor Hugo, voyageur amoureux et Simenon, une vie ne suffit pas. Son précédent roman, «Frémissements», publié aux Éditions Luce Wilquin, a reçu le Prix des Lectrices Gael 2001.

Véritable Prince de la Renaissance, Elisabeth Tudor avait l’intelligence, la culture et la clairvoyance des grands esprits. Au faîte de sa gloire, Elisabeth I était sous l’emprise de secrets intimes. Entre l’exécution de Marie Stuart et la victoire sur l’Armada espagnole, Shakespeare, les conseillers de la reine et les favoris démêlent les mystères de l’amour dominés par la raison d’État. Ce voyage dans les souvenirs d’une reine toute-puissante éclaire d’un regard neuf les dérobades amoureuses d’une femme qui sut braver son époque par un comportement d’une modernité déconcertante.

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Les premières lignes
«S’il termine heureusement sa vie, cet homme est digne du nom d’heureux. Mais tant qu’il n’est pas mort, il faut se réserver.» Je ne cesse de relire cette pensée d’Hérodote. Autrefois elle m’aurait attiré quelque sourire, aujourd’hui une sombre angoisse m’étreint. Quoi, les anciens avaient-ils tant de motifs de réjouissance durant leur existence pour attendre le trépas d’un homme avant de statuer sur sa vie ? La vie était-elle plus douce avant ? Était-elle clémente pour les simples mortels ? Le peuple parvenait-il à être insouciant ? Hérodote aurait dû réfléchir ou du moins ne pas oublier d’évoquer les rois et les reines.

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