Jean-Louis Lippert – Dialogue des oiseaux du phare (Maïak I)

Jean-Louis Lippert est né à Stanleyville (Congo belge) en 1951. Après une enfance africaine, donc une jeunesse tourmentée à Bruxelles, il voyage, rencontre une femme, concourt à la naissance de deux filles, écrit et publie quelques phrases.

Après «Pleine lune sur l’existence du jeune bougre» (Éd. Messidor, 1990), où le personnage d’Anatole Atlas, écrivain marginal, revisite, en relation conflictuelle avec son auteur, les turbulents méandres d’une époque ; après «Mamiwata» (Éd. Talus d’Approche, 1994), où le même Anatole Atlas, peintre raté, poursuit sa remontée dans la mémoire du temps, sur les rives du fleuve Congo, jusqu’à Kisangani, ville-île de sa naissance et de son enfance, pour y retrouver une grand-mère mythique dont la voix de sirène pourrait réenchanter le monde, la trilogie qui portera le titre de «Maïak» («phare», en langue russe) propose au lecteur de découvrir la figure d’un grand-père tout aussi mythique, aède grec né en 1899, abattu sur le canal de Bruxelles en 1994, dont le cours tumultueux de l’existence épousa maints combats de ce siècle. Qui fut cet homme et pourquoi est-il mort ? L’ébauche d’une réponse (en trois volumes) nous sera peut-être fournie par son petit-fils, Anatole Atlas, ici présenté comme cinéaste clandestin, au terme d’une enquête convulsive.

Les premières lignes
Postface du personnage. Trois ans et demi sont passés depuis mon assassinat. Sur les théâtres, stades, agoras de l’exil, j’eus plaisir d’exhiber couleurs ennemies: celles de mon île. Ne jouons donc pas les victimes innocentes. Je plaiderai coupable pour ma mort – comme pour tous les actes de ma vie. Car un tel repentir de toujours me fut seul avenir.

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