Gille Korta – Dés d’enfance

Première oeuvre en prose d’un jeune poète connu et souvent primé, qui se cache derrière un pseudonyme-anagramme presque transparent, ces «Dés d’enfance» célèbrent à leur manière les petits bonheurs quotidiens qui ont émaillé la jeunesse du héros, dans un style fluide et naturel. Cela ressemble étrangement à une autobiographie,… mais tout ici est fiction.

«Voici un petit livre qui ressemble à la mémoire, qui peut, comme elle, se lire dans le désordre aléatoire d’un flux de souvenirs surgis sans être convoqués. Léger, désinvolte, complice, Gille Korta n’affiche pour son enfance aucune nostalgie, aucun regret. Il n’affirme pas de rupture, et sans doute n’ont-ils pas rompu. Et les jours qu’il évoque n’appartiennent pas qu’à son histoire. Car il a beau piper, édulcorer ou gauchir ses souvenirs: c’est peut-être parce qu’il ment qu’il dit des vérités.» [Karel Logist]

Les premières lignes
Quelque part dans ces «Dés d’enfance», Gilles Korta écrit : Les choses brillaient alors d’un éclat tout particulier que le chiffon des phrases n’a pas grand-peine à raviver. Cette qualité de bonheur, cette clarté du regard étaient-elles un apanage de mon enfance ou bien y eut-il réellement dans l’air une douceur à vivre dont la sociologie omettrait de parler? D’autres de ma génération l’ont ressenti ainsi; et comment ne pas souscrire à ce sentiment: nous avions droit à des égards, tout devait nous sembler facile et la désinvolture, un nouveau savoir-vivre. La promesse d’un monde meilleur.

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