La vie al dente – Sarah Berti

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Une silhouette sombre suspendue à une grue, sur un chantier désaffecté, trouble la blancheur du paysage enneigé. Le médecin du village vient d’être assassiné, et Tiziana Dallavera, la jeune policière rebecquoise aux prises avec une histoire passionnelle, reprend du service pour mener l’enquête, dans un hiver glacial.
Rapidement, un autre corps est découvert, et les policiers se lancent à la poursuite d’un étrange tueur en série, avec pour seuls indices une manne abandonnée et des témoignages discordants. Que cache la terrible solitude des victimes ? Quel lien les unit-il donc au-delà du silence ?
Heureusement, Tiziana pourra compter sur son inénarrable famille pour l’aider à démêler le vrai du faux, et plonger avec elle dans les arcanes d’une histoire douloureuse.
Après Le jour du tiramisù et Cappuccino blues, cette troisième enquête de Tiziana Dallavera entremêle les fausses pistes, et seule une plongée dans un passé troublé permettra de lever le voile sur les dérives d’une humanité égoïste.
En librairie le 8 mai

Les premières lignes
Elle ne vit pas le pendu tout de suite. Le corps pourtant se balançait tristement au bout d’une lourde chaîne. Il était recouvert d’une mince croûte de givre, les longs bras presque détendus, les mains bleuies, comme des battoirs inertes. Autour, la neige avait enrobé chaque centimètre de son fragile manteau et le chantier abandonné gisait, irréel dans cette blancheur scintillante.
Barbara Delestienne, que tout le monde appelait Barbie, effectuait son tour de vérification chaque matin depuis les actes de vandalisme perpétrés sur le chantier à l’arrêt. En général, elle expédiait cette tâche à pas pressés entre les piles de briques écroulées, contournait rapidement les engins au chômage technique, qui attendaient avec impatience le retour du printemps et de l’activité. Elle jetait un coup d’œil entre les tas de gravats, pénétrait dans le bâtiment en reconstruction, cherchait des traces de pas, d’un feu de camp, d’une présence. Les Anciens Hospices, en voie de rénovation, attiraient régulièrement les curieux : des jeunes en manque d’aventure ou des sans-abris alcoolisés qui préféraient le silence des pierres aux reproches des hommes.

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