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Uyttendaele M.
Un lendemain matin | ||||
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Collection Sméraldine, 1999 15 x 22 cm, ISBN 2-88253-118-4 EAN13 9782882531186 Prix: BEF 800.-, FF 130.-, CHF 36.-, EUR 20 | |||||
Marc Uyttendaele, juriste de formation, a entamé sa carrière professionnelle à lUniversité Libre de Bruxelles où il est aujourdhui professeur. Avocat au Barreau de Bruxelles, il a été appelé à assumer ces dernières années la défense de personnalités importantes mêlées aux problèmes que rencontre aujourdhui la Belgique. Commentateur averti de la vie politique belge, il intervient fréquemment dans les médias belges et étrangers. «Un lendemain matin» est son premier roman. | |||||
Philippe Julliard mène une existence brillante, entre politique et magistrature, mondanités et dossiers. Tout semble réussir à ce jeune loup, apparemment sûr de lui. La rencontre fortuite avec une journaliste aussi insaisissable quintransigeante va réveiller en lui des désirs et des sensations depuis longtemps oubliés. Prisonnier dune logique de vases communicants, il mettra un an à se dépouiller des scories de lapparence et à comprendre quil ne peut plier lexistence de celles quil aime à sa propre volonté. |
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Les premières lignes: Le parking était comble. Philippe Julliard était en retard. Il fit le tour de la place bordée de chênes. Des véhicules éparpillés lempêchaient de se garer. Il trouva un bout de trottoir où il abandonna sa voiture, indifférent à son sort. Il se souvint soudain de la joie quil avait éprouvée le jour où il lavait conduite pour la première fois. Le ronronnement du moteur, le bonheur presque sensuel de ses mains sur le volant et sur le changement de vitesse en bois blond, limpression de souplesse et de rapidité mêlées lorsquil appuyait sur laccélérateur. Cétait il y a trois ans. Il avait été heureux dexhiber son nouveau jouet. Il avait senti en lui une vague chaleur lorsquil lavait parquée devant lUniversité, à côté des voitures grises et tristes de ses collègues. Il se souvint aussi de lété qui avait suivi, des vacances passées en Provence, avec Anne, Marie et Coralie, de la joie intense de rouler sur des routes de campagne ensoleillées, les cheveux au vent. La vie était alors si simple. | |||||
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